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Six jours aprĂšs avoir rendu gratuits les petits transferts de mobile money, los angeles Banque Centrale des Ătats de lâAfrique de lâOuest (BCEAO) a de nouveau lĂ©gifĂ©rĂ©. Le 8 octobre 2026, le Gouverneur Jean-Claude Kassi Brou a signĂ© lâInstruction n°020, qui modifie le cadre de 2015 acceptable aux Ă©tablissements de monnaie Ă©lectronique (EME) dans les huit will pay de lâUnion Ăconomique et MonĂ©taire Ouest-Africaine (UEMOA). Elle entre en vigueur le 2 novembre 2026, le mĂȘme jour que los angeles nouvelle tarification de los angeles Plateforme InteropĂ©rable de SystĂšme de Paiement InstantanĂ© (PI-SPI), los angeles plateforme de paiement instantanĂ© de los angeles banque centrale.
Le titre est easy : un shopper peut dĂ©sormais dĂ©tenir deux fois plus sur un portefeuille de cell cash. Le dĂ©tail compte davantage, et une amendment a reçu bien moins dâconsideration que les plafonds.
1. Ce que dit lâinstruction
Lâinstruction réécrit deux articles de lâInstruction n°008-05-2015.
LâArticle 31 rĂ©gule les plafonds. Un shopper identifiĂ© peut dĂ©sormais dĂ©tenir jusquâĂ 4 millions de FCFA (6 850 dollars) auprĂšs dâun mĂȘme Ă©metteur, tous comptes et tools confondus. Le plafond prĂ©cĂ©dent Ă©tait de 2 thousands and thousands de FCFA (3 425 bucks). Au niveau des rechargements mensuels, le cumul des rechargements dâun mĂȘme shopper auprĂšs dâun mĂȘme Ă©metteur ne peut dĂ©passer 15 thousands and thousands de FCFA (25 700 bucks) par mois, contre 10 millions (17 100 bucks) auparavant.
Aucun des deux plafonds ne sâapplique aux distributeurs ni aux accepteurs â commerçants et brokers â agissant dans le cadre de leur activitĂ© professionnelle.
L. a. rĂ©glementation prĂ©voit Ă©galement deux dĂ©rogations. Un Ă©metteur peut demander Ă los angeles BCEAO de dĂ©passer lâun ou lâautre plafond. L. a. demande doit prĂ©ciser les motifs, los angeles durĂ©e, le plafond sollicitĂ© et les contrĂŽles renforcĂ©s mis en position. L. a. BCEAO peut assortir son accord de prerequisites, en limiter los angeles durĂ©e ou le retirer.
LâArticle 34 prĂ©cise oĂč dort lâargent des purchasers : los angeles contrepartie â câest-Ă -dire lâargent rĂ©el qui garantit los angeles monnaie Ă©lectronique en flow â ne peut ĂȘtre placĂ©e quâen dĂ©pĂŽts Ă vue et Ă terme auprĂšs de banques ou dâestablishments de microfinance (IMF), ou en titres de crĂ©ance Ă©mis ou garantis par les Ătats, les establishments rĂ©gionales ou les sociĂ©tĂ©s cotĂ©es Ă los angeles Bourse RĂ©gionale des Valeurs MobiliĂšres (BRVM). Les dĂ©pĂŽts Ă vue doivent reprĂ©senter Ă tout second au moins 65 % de lâencours de monnaie Ă©lectronique, contre 75 % sous les rĂšgles de 2015. L. a. BCEAO peut fixer des seuils diffĂ©rents pour chaque Ă©metteur en fonction de son profil de risque.
Ă qui cela profite vraiment
Pas Ă lâutilisateur sort. Les EME agréés affichaient 1 923,2 milliards de FCFA (3,3 milliards de bucks) en flow fin 2025 pour 60,6 thousands and thousands de comptes actifs, selon la Commission Bancaire, le superviseur bancaire rĂ©gional de lâUEMOA. Soit une moyenne dâenviron 32 000 FCFA (55 bucks) par compte actif. Pour lâutilisateur mĂ©dian, le plafond de 2 thousands and thousands nâa jamais Ă©tĂ© contraignant, et celui de 4 thousands and thousands ne le sera pas davantage.
Le plafond pĂšse sur un groupe plus restreint : les commerçants qui rĂšglent leurs achats de inventory en une fois, les petites entreprises qui gĂšrent leur trĂ©sorerie sur un portefeuille, les mĂ©nages liĂ©s Ă los angeles diaspora qui reçoivent des sommes importantes, et tous ceux qui paient frais de scolaritĂ©, loyers ou acomptes fonciers. Pour eux, lâancien plafond obligeait Ă sortir lâargent du portefeuille vers le money ou un compte bancaire, ou Ă le rĂ©partir entre plusieurs Ă©metteurs. Le plafond de 2 thousands and thousands datait de 2015 : le doubler relĂšve autant du rattrapage que de los angeles rĂ©forme.
« Ces plafonds avaient Ă©tĂ© pensĂ©s pour une Ă©poque oĂč los angeles monnaie Ă©lectronique servait Ă de petits transferts. Aujourdâhui, câest le compte de dĂ©penses de thousands and thousands de personnes dans los angeles rĂ©gion. L. a. BCEAO aligne les rĂšgles sur los angeles rĂ©alitĂ©, et câest une bonne nouvelle pour tous ceux qui devaient fractionner leur argent ou revenir au money, » dit Regis Bamba, cofondateur de Djamo, los angeles fintech ivoirienne qui suggest des comptes numĂ©riques, des paiements, de lâĂ©pargne et des products and services dâinvestissement en Afrique de lâOuest francophone.
« Pour nos purchasers, marketers, freelances, familles, câest los angeles fin dâune contrainte qui ne correspondait plus Ă leur quotidien, » dit Bamba.
Ce qui alternate pour les fintechs
Pour les émetteurs de monnaie électronique, les beneficial properties sont doubles : des soldes plus élevés et plus de rendement sur los angeles contrepartie.
Un portefeuille qui peut contenir 4 thousands and thousands de FCFA et recevoir 15 thousands and thousands par mois peut servir de compte dâexploitation Ă une petite entreprise. AssociĂ© aux transferts interopĂ©rables gratuits Ă partir du 2 novembre, il devient un substitut crĂ©dible au compte courant de base.
Abaisser le seuil des dĂ©pĂŽts Ă vue de 75 % Ă 65 % permet aux Ă©metteurs de placer jusquâĂ 35 % de leur contrepartie en dĂ©pĂŽts Ă terme et en titres, contre 25 % auparavant. Ce revenu compte plus que jamais depuis que los angeles PI-SPI a supprimĂ© les frais sur les petits transferts. Les EME ont dĂ©clarĂ© un bĂ©nĂ©fice web cumulĂ© de seulement 16,9 milliards de FCFA (29 thousands and thousands de bucks) en 2025. Dix issues supplĂ©mentaires dâune contrepartie en croissance, placĂ©s Ă terme, constituent une repayment rĂ©elle.
Le coĂ»t, câest los angeles conformitĂ©. L. a. BCEAO a annoncĂ© quâelle serait particuliĂšrement vigilante sur le suivi des transactions et los angeles maĂźtrise des risques. Les Ă©metteurs dont les outils de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) Ă©taient dimensionnĂ©s pour de petits soldes devront les mettre Ă niveau avant le 2 novembre.
Ce qui alternate pour les establishments de microfinance
Les IMF se trouvent des deux cĂŽtĂ©s de cette instruction. En tant que lieux de placement, elles peuvent recevoir des dĂ©pĂŽts Ă vue et Ă terme des Ă©metteurs. Un seuil de dĂ©pĂŽts Ă vue plus bas favorise les placements Ă terme, et les IMF rĂ©munĂšrent gĂ©nĂ©ralement mieux les ressources Ă terme que les banques. Certaines IMF pourraient y trouver une nouvelle supply de financement significative, auprĂšs dâĂ©metteurs en quĂȘte de rendement.
En tant que concurrentes pour lâĂ©pargne, elles perdent du terrain. Beaucoup de purchasers dâIMF y gardent de petits soldes parce que lâestablishment est proche et encourage confiance. Un portefeuille qui peut contenir jusquâĂ 4 thousands and thousands de FCFA, envoyer gratuitement et payer les commerçants instantanĂ©ment dispute directement ces soldes. Les IMF ont par ailleurs jusquâau 30 juin 2027 pour se connecter Ă los angeles PI-SPI. Dâici lĂ , leurs purchasers ne peuvent pas dĂ©placer leur argent aussi facilement que les utilisateurs de portefeuilles.
Ce qui alternate pour les banques
Les banques subissent une model plus discrĂšte de los angeles mĂȘme pression. Les comptes courants de petites entreprises et les comptes salaires dâentrĂ©e de gamme sont les plus exposĂ©s, automobile le portefeuille couvre dĂ©sormais lâessentiel de ce que ces purchasers attendent dâune banque, hormis le crĂ©dit.
Deux facteurs attĂ©nuent le choc. Dâabord, lâessentiel de los angeles contrepartie finit toujours dans les banques : au moins 65 % doivent rester en dĂ©pĂŽts Ă vue, et une grande partie du reste ira probablement en dĂ©pĂŽts Ă terme bancaires. Les banques gardent lâargent, mais perdent los angeles relation shopper. Ensuite, les banques peuvent elles-mĂȘmes Ă©mettre de los angeles monnaie Ă©lectronique et participent dĂ©jĂ Ă los angeles PI-SPI. Celles qui construisent un portefeuille compĂ©titif gardent les deux.
Lâeffet plus subtil : dix issues de contrepartie qui passent du dĂ©pĂŽt Ă vue au dĂ©pĂŽt Ă terme donnent aux banques des ressources plus stables, mais plus chĂšres.
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2. Remark los angeles concurrence évolue
Les deux mesures dâoctobre vont dans le mĂȘme sens. L. a. PI-SPI rend gratuit le dĂ©placement de lâargent entre establishments. LâInstruction n°020 permet de garder davantage dâargent dans un portefeuille. Ensemble, elles rĂ©duisent les raisons quâa un shopper de quitter son portefeuille pour une banque.
Les plus grands Ă©metteurs en profitent le plus. Wave, Orange Cash et MTN MoMo ont los angeles base dâutilisateurs pour transformer des plafonds plus Ă©levĂ©s en contrepartie plus importante, et les Ă©quipes de trĂ©sorerie pour bien los angeles placer. Les petits Ă©metteurs obtiennent les mĂȘmes droits, mais moins de contrepartie Ă faire fructifier. Les fintechs qui opĂšrent sous los angeles licence dâun partenaire nâen profitent quâindirectement.
Les zones grises
- « Par Ă©metteur » veut dire multiplication. Le plafond sâapplique par shopper et par Ă©metteur. Un shopper dĂ©tenant des portefeuilles chez trois Ă©metteurs peut conserver 12 thousands and thousands de FCFA (20 550 bucks), contre 6 thousands and thousands auparavant. Lâinstruction ne traite pas de lâagrĂ©gation entre Ă©metteurs, que seule los angeles BCEAO peut observer.
- Purchasers entreprises. Distributeurs et accepteurs sont exemptĂ©s. Les entreprises qui utilisent des portefeuilles pour los angeles paie ou les paiements fournisseurs ne sont ni lâun ni lâautre : elles restent soumises au plafond de 4 thousands and thousands, sauf dĂ©rogation obtenue par leur Ă©metteur. Lâinstruction ne crĂ©e pas de catĂ©gorie « shopper entreprise ».
- Purchasers non identifiĂ©s. Lâarticle 31 de 2015 permettait aux Ă©metteurs de mettre Ă disposition des porteurs non identifiĂ©s jusquâĂ 200 000 FCFA (340 bucks) par mois. Les comptes rendus publiĂ©s du nouveau texte ne portent que sur les purchasers identifiĂ©s. On ne sait pas encore si cette franchise est maintenue, modifiĂ©e ou supprimĂ©e.
- Pouvoir discrĂ©tionnaire de los angeles rĂ©glementation. L. a. procĂ©dure de dĂ©rogation prĂ©cise ce quâun Ă©metteur doit fournir pour dĂ©passer les plafonds, mais ni le dĂ©lai de rĂ©ponse de los angeles BCEAO ni ses critĂšres. Un pouvoir discrĂ©tionnaire sans dĂ©lai favorise les Ă©metteurs qui entretiennent les family members les plus Ă©troites avec le rĂ©gulateur.
- Seuils fondĂ©s sur le risque. L. a. BCEAO peut fixer des rĂšgles de placement diffĂ©rentes par Ă©metteur. Câest une bonne pratique de supervision, mais des concurrents peuvent ainsi opĂ©rer sous des rĂšgles de liquiditĂ© diffĂ©rentes sans que le marchĂ© le sache.
Le bon et le moins bon
Le bon est réel. Les plafonds étaient dépassés, et les relever fait entrer davantage de valeur dans un systÚme supervisé plutÎt que de los angeles renvoyer vers le money. Commerçants, petites et moyennes entreprises (PME) et ménages aux paiements irréguliers gagnent un outil utilisable. Les émetteurs obtiennent une supply de revenus qui compense en partie los angeles gratuité des transferts.
Le moins bon est circonscrit, mais mĂ©rite dâĂȘtre nommĂ©. Abaisser le seuil de liquiditĂ© de 75 % Ă 65 % au second mĂȘme oĂč les soldes peuvent doubler demande Ă lâargent des purchasers de travailler davantage, alors mĂȘme quâil y en a plus. En cas de retraits massifs chez un Ă©metteur, une section plus faible de los angeles contrepartie serait immĂ©diatement disponible. Les rĂšgles de cantonnement de 2015 â comptes dĂ©diĂ©s, rapprochements quotidiens â sâappliquent toujours et restent los angeles principale coverage. Des soldes plus Ă©levĂ©s augmentent aussi lâenjeu de los angeles fraude et du piratage de comptes pour chaque shopper touchĂ©.
Rien de tout cela ne plaide contre los angeles rĂ©forme. Cela plaide pour suivre deux choses aprĂšs le 2 novembre : los angeles rapiditĂ© et los angeles transparence avec lesquelles los angeles BCEAO statue sur les dĂ©rogations et les seuils propres Ă chaque Ă©metteur, et los angeles capacitĂ© des Ă©metteurs Ă adapter leurs dispositifs LBC/FT aux montants quâils sont dĂ©sormais autorisĂ©s Ă dĂ©tenir.
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